Tu le connais cet instant où tout va de travers ?
Tu sais, la minute d’avant, tu souriais, et la minute d’après, tu pleurais ?
Ce moment où tout t’énerves, où la moindre parole ou le moindre bruit stressant devient la fameuse goutte qui fait déborder ce vase d’émotions ?
Tu sais que tu vas péter les plombs, là tout de suite, là maintenant.
Personne ne s’attend à la crise de nerfs que tu vas faire dans…
Trois…
Deux…
Un…
Le verre que tu as dans la main tombe. Première chose à faire qui te vient à l’esprit : hurler un bon juron des familles. MERDE ! Ou PUTAIN ! Au choix.
La personne proche de toi te dit : qu’est-ce qu’il y a ?
Tu l’aimes pourtant cette personne. C’est ta femme, ton conjoint, ta mère, ton frère…
Mais tu as ce trop plein d’émotions, et tu lâches vulgairement : toi, commences pas à m’emmerder, c’est vraiment pas le moment.
La fameuse question : tu t’en prends pas à moi comme ça. Qu’est-ce qui ne va pas sérieux ?
Le « Sérieux » est toujours en trop. Là, tu sais que même si tu le voulais très fort, tu ne pourras pas retenir tes nerfs. Rien ne va pas. Tu comprends rien, j’en peux plus. C’est le bordel dans ma tête. J’ai le moral dans les chaussettes.
Et bien sûr, tu te lances dans un speech made by caliméro : personne ne me comprend. Personne ne m’aime.
Tu vois venir de très loin la crise de nerfs que va te taper ton proche, alors tu te barres le plus loin possible.
Tu t’isoles dans une pièce, où il y a de quoi te détendre.
Tu fermes à clé.
Tu t’assoies dans un coin, et tu attends que tes émotions s’enterrent au fond de toi.
Je suis assise devant mon PC, après une grosse crise de nerfs.
Je ne suis pas un super héro, je le sais, mais j’ai toujours voulu aider les gens.
Et j’ai oublié une chose : moi-même.
Je ne suis pas heureuse. Depuis des années, je vis la vie que mes proches veulent.
Aujourd’hui, je m’en rends compte. Le boomerang m’est revenue en pleine face.
J’ai mal. Pas au visage, au cœur.
Je danse et chante pour passer mes nerfs, puis je pars pleurer dans un coin de ma chambre.
…
Ce texte, je le dédie à tout ceux qui m’ont déjà vu dans cet état. Je le dédie aussi aux personnes qui m’ont supportée durant ces crises.
Je le dédie à toutes ses personnes égoïstes, qui veulent que je fasse ci ou ça, sans se demander ce que j’aime réellement dans ma vie.
Ces même personnes égoïstes qui ne comprennent pas ma décision, et qui n’essayent même pas comprendre. À ces même personnes qui ne me soutiennent pas…
À mon Enfant Perdue. Que j'aime encore plus qu'une amie, qu'une soeur. Je t'aime comme mon double.
Dessin de Michael Jackson.











